En décembre, il y aura une émission spéciale sur l'année 1991 à Seattle, et notamment sur PJ. Voici déjà un lien vers le blog de Luc Frelon, de FIP, grand fan de PJ (ce qui explique les nombreuses diffusions sur cette belle antenne) :
http://fipblog.radiofrance.fr/blog-le-b ... luc-frelonSinon, pour le tirage, il n'y a rien de confidentiel, c'est 4000 ex. Pour le reste, sans vouloir me défiler, je te répondrai par MP, car c'est une question complexe, qui dépend de nombreux critères. Disons, pour répondre à côté de ta question, qu'il y a des livres qui méritent d'exister en France au nom de ce que j'appelle (en espérant ne pas passer pour un prétentieux élitiste) une culture rock approfondie, pour ceux que cela pourrait intéresser et que la question de la rentabilité n'est pas forcément (à tort, j'en ai bien conscience) celle que je prends en compte en premier. J'ai toujours considéré que si on fait des livres intelligents, bien faits, inédits (pas déjà faits 500 fois), exigeants tout en restant accessibles, et à un prix raisonnable, on doit pouvoir trouver un public et un lectorat suffisant. Mais jusque là, on ne peut pas dire que j'ai vraiment réussi à démontrer l'exactitude de mon théorème. Peut-être cette fois-ci, si la fan base de Pearl Jam, comme on dit, répond présent... Disons que le livre rock en France, même s'il en existe de plus en plus, reste un marché de niche dès qu'on sort du livre très "grand public" fait par des auteurs à forte notoriété (les 100 meilleurs disques machin ou le dico bidule) ou des quelques groupes phares (Stones, Beatles, Elvis, Led Zep, U2...). Ma politique éditoriale "artisanale" m'a par exemple conduit à publier des bouquins sur Muscle Shoals (hein ? c'est quoi, "machin chose" ?), les géniaux Leiber & Stoller (qui ça ? ben ceux sans qui le rock ne serait pas ce qu'il est) ou sur la Bubblegum Pop (qui n'est pas née à Hollywood ;+>). Des livres salués par une petite niche de spécialistes qui s'est rué dessus (merci aux 300 !) et par une presse souvent favorable voire abondante. Car il faut dire que le rock n'est pas "un" mais est constitué d'une multitude de chapelles finalement assez hermétiques entre elles. 95% de ceux qui ont lu mes précédents ouvrages ne liront sans doute pas ce livre sur Pearl Jam, et réciproquement. C'est comme ça. Du coup, mes petites publications assez spécialisées n'ont jamais atteint ce "public rock" finalement assez vaste, qui pourrait me permettre de rentabiliser mes productions. J'ai fait un choix, donc je ne me plains pas, même si je le regrette. Donc le seuil de rentabilité, j'y pense forcément. Et comme chantait Dutronc, "J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie, c'est la vie !"
Amitiés
HB