mike baroud a écrit :de mon côté j'ai totalement lâché pj
les derniers albums sont pourris
j'ai pris quasi aucun plaisir sur les tournées 2009/2010, malgré le nombre famélique de dates que j'ai fait
je trouve les shows de plus en plus bourrins, ou de moins en moins fins (à vous de voir)
Pareil que Baroud ... si je n'ai pas détesté Avocado, j'ai en fait complètement décroché musicalement depuis RIOT ACT ...
Je me suis amusé avec le Merch (posters, collec, places fosses 10C) en attendant un album miracle qui n'est jamais venu, puis j'ai très vite déchanté en me rendant compte combien on nous prenait pour des jambons (big, bold, beautifull and free, le prix des places en constante augmentation, les formules VIP instaurant la distinction entre le fan pété de tunes et le fan moyen, les scandales des frais de port).
Si on ajoute à çà qu'il faut désormais (la plupart du temps) faire un festoche pour voir PJ en live ... il est effectivement loin le temps des Zenith, ou même des Bercy certes un peu "froids" mais à la ferveur toujours plus palpable.
Bref, cela fait des mois que je regarde PJ de loin, et cette distance m'a permit de réaliser "l'arnaque" que représente désormais ce groupe à plus d'un égard.
Si les fans voient dans les rééditions successives un cadeau fait à leur dévotion, je vois surtout des boxset couteux, sans réelle valeur ajoutée, visant à inonder les étales et à montrer qu'on existe en occupant de l'espace chez le disquaire, plutôt qu'en le démontrant par un réel talent sur les ondes.
Le Live On Ten Legs en est l'exemple le plus criant. Vouloir rééditer des albums originaux est une chose, mais pousser la fainéantise à repomper un Best-off en changeant à peine le titre est assez insupportable. Les fans y verront peut être un clin d'oeil de génie, j'y vois surtout un manque cruel de renouvellement et l'urgence d'aller chercher encore un petit peu de blé dans la poche du dit "fan".
Tout cela a effectivement un aspect faussement nostalgique et participe plus à mon avis, d'une volonté de garder grandes ouvertes les vannes de la pompe à fric à un moment où celles de la créativité restent misérablement bloquées, de garder le fan en haleine quelques mois/années le temps d'aller piquer quelques idées pour perpétuer le miracle d'un énième album faussement inspiré, et nous servir à nouveau la soupe des festoches, du merch hors de prix et des bootlegs dont la qualité s'est perdu au fil des morceaux des derniers albums.
Finalement, le seul paris réussi de PJ ces 10 dernières années est d'avoir eu un effet sur notre portefeuille inversement proportionnel à celui de nos aspirations musicales.