lola a écrit :Ca y est je me suis fait happer (2 fois que j'ultilise ce mot aujourd'hui) par l'univers de Dennis Lehanne, après shuttle island, j'ai commencé la série des enquêtes des 2 detectives Kenrie et Gennaro et c'est prenant
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ça se dévore rapidement et c'est bluffant jusqu'a la fin...


Les Lament forment une tribu passablement excentrique et farouchement globe-trotteuse. Leur devise : " Un Lament voyage toujours ! ". Et tandis qu'Howard, le père spécialiste ès tuyauteries, rêve d'irriguer le Sahara et d'emmener toute sa petite famille en Afrique, Julia, sa femme, rebelle à l'éducation bourgeoise et artiste à ses heures, élève tant bien que mal ses trois petits diables. Sous la plume de George Hagen, comparé à John Irving et Jonathan Franzen, le destin des Lament est en marche : de la Rhodésie au New Jersey en passant par l'Angleterre et Bahreïn, ils n'auront de cesse de trouver un endroit où ils auraient enfin leur place.
CHRONIQUE de Pierre Bachy
Dans ce roman, George Hagen traite des déracinés et de l’exil. Les pérégrinations des Lament débutent en Afrique du Sud dans les années 1950. Julia est un peintre au caractère bien trempé, et Howard, un ingénieur qui rêve d'irriguer le Sahara. Il a également créé un cœur artificiel. Lorsque leur premier enfant naît, ils n'arrivent pas à le nommer. Ils cèdent à la demande d'un pédiatre - le Dr. Underberg, dont les idées sont très en avance sur son temps - qui pousse Julia à accepter que leur fils soit allaité par Mary Boyd, une femme dont l'enfant prématuré et par conséquent placé en couveuse, ne peut prendre le sein. Cette dernière kidnappe le bébé et périt avec lui le jour même dans un accident de voiture. Choqués, les Lament finissent néanmoins par adopter le nourrisson et le prénomme Will, qui signifie « Volonté ».
Hagen nous invite à suivre le périple de la famille motivé par le désir d'Howard de ne pas ressembler à son père qui n'a jamais bougé de son fauteuil. Ils partent pour Bahreïn, puis pour Albo, en Rhodésie du Nord où Julia met au monde de beaux jumeaux, Marcus et Julius. ils s'installeront ensuite successivement en Angleterre puis aux États-Unis, dans le New-Jersey, en espérant toujours trouver l'endroit idéal pour élever leurs fils et s'épanouir…
« La famille Lament », un roman de l'humain, des rencontres, des rêves et des désillusions. Les Lament voyagent par obligation ou par désenchantement. Howard devient au fil du temps une espèce d'ermite. Victime des contraintes d'emploi, de culture et de race, il emmènera sa famille de l'abondance à la pauvreté, de la foi de vivre au désabusement global. Aux États-Unis, Howard perd son travail et s'enfonce mois après mois dans une sévère dépression.
Hagen s’attache aux failles et aux faiblesses de ses personnages pour les rendre très humains. Hymne à la famille, plaidoyer pour la tolérance. Ce roman séduit aussi grâce à la personnalité des protagonistes. On ne peut que s'attacher à eux. On voudrait les sauver de leurs fantômes. Leurs inquiétudes, on les accepte : elles répondent à des nécessités, à des urgences, à ce que sont les autres autour d’eux. Au bout du compte, comme tout le monde, les Lament cherchent à se bâtir un bonheur solide à partir de matériaux fragiles. Le romancier nous réserve, ainsi qu'à ses personnages, un joli lot de surprises. Les masques tombent progressivement, révélant des vérités inattendues. Seul reste une énigme : Will est-il le jouet du destin ? La question est taraudante. Il y est répondu dans les dernières lignes du roman.
En dévorant les pages, le personnage de Julia émerge. On éprouve presque de la compassion. Sortira-t-elle de l’engrenage dans lequel elle est entrée, un peu par sa faute, beaucoup par celle des autres ? Par bien des aspects, ce roman est un livre noir, celui d’un destin broyé, une douloureuse prise en main de la réalité. Du sourire et des larmes…

Solexman a écrit :Je viens de commencer "Instinct de Mort" de Mesrine.
Il a été réédité récemment, et ça commence comme une bio où il raconte son enfance. C'est plutôt pas mal écrit : simple, sans longueurs inutiles etc... Pour l'instant, ça fait un peu roman.
marcus a écrit :Solexman a écrit :Je viens de commencer "Instinct de Mort" de Mesrine.
Il a été réédité récemment, et ça commence comme une bio où il raconte son enfance. C'est plutôt pas mal écrit : simple, sans longueurs inutiles etc... Pour l'instant, ça fait un peu roman.
merci pour l'info je savais pas qu'il avait été réediter, je le trouvais d'occas mais à chaque fois hors de prix, cette fois je pense que ça va le faire.
j'attendais qu'il sorte le film parce qu'a mon avis ils vous tous les ressortir, notamment celui sur les QHS !

L’homme qui, ce matin-là, se réveille, désorienté, dans une chambre inconnue est à l’évidence âgé. Il ne sait plus qui il est, il ignore pourquoi et comment il se retrouve assigné à résidence entre les quatre murs de cette pièce, percés d’une unique fenêtre n’ouvrant que sur un nouveau mur et d’une porte qui, pour lui demeurer invisible, doit bel et bien exister puisque des “visiteurs” vont la franchir… Sur un bureau, sont soigneusement disposés une série de photographies en noir et blanc, deux manuscrits et un stylo. Qui est-il ? Et que lui veulent ses interlocuteurs, dont cette Anna qui lui donne du “Mr Blank” et lui parle de comprimés, d’un traitement en cours, mais aussi, étrangement, d’amour et de promesses ? Une journée se passe, lors de laquelle les “visiteurs” qui se présentent reprochent au vieil homme de les avoir jadis envoyés accomplir de mystérieuses et périlleuses missions dont certains sont revenus irrémédiablement détruits. Et cependant qu’entre deux vertiges, corps et mémoire en déroute, Blank interroge des souvenirs qui refusent de se laisser exhumer, qu’il cherche dans le manuscrit l’hypothèse d’une explication, une caméra et un micro enregistrent le moindre geste, les moindres bruits de cette chambre où il subit son ultime et interminable épreuve…
Après l’immense succès rencontré par Brooklyn Follies, Paul Auster s’engage dans une exploration radicale du territoire métaphysique où son œuvre s’enracine depuis son entrée en écriture et livre un roman aux confins du fantastique qui, tout en mettant en scène la relation du romancier à ses personnages, entre en résonance avec les interrogations les plus profondes de l’Amérique contemporaine quant à ses responsabilités face à l’Histoire. Au sommet de son art et de sa notoriété, un écrivain accepte ici de se réinventer pour questionner les labyrinthes du langage et affronter les exigences de la fiction dans son essence même.

Jeune anthropologue, Joe Madden décide d'étudier les habitants d'un petit village isolé sur la côte de la Caroline du Nord. Engagé sur un chalutier, il se mêle peu à peu à la vie rude et traditionnelle des pêcheurs, avec le souci de conserver sa neutralité scientifique quoi qu'il advienne. Mais avec une compagne dont le parti pris en faveur de l'avortement heurte les mentalités locales, c'est une position délicate à tenir. Au fil des rencontres et des événements, Joe comprendra alors peu à peu qu'il ne pourra pas toujours refuser d'agir... Dans ce roman dense et émouvant, David Payne retrouve le héros du Monde perdu de Joey Madden, un homme au seuil de l'âge adulte et qui devra pour le franchir affronter enfin son passé et la réalité du monde. "
Il ne faudrait pas nous forcer beaucoup pour nous faire avouer que Le Phare d'un monde flottant est un de nos dix romans préférés au monde. " Eric Neuhoff, Le Figaro littéraire.
Samoa a écrit :L’homme qui, ce matin-là, se réveille, désorienté, dans une chambre inconnue est à l’évidence âgé. Il ne sait plus qui il est, il ignore pourquoi et comment il se retrouve assigné à résidence entre les quatre murs de cette pièce, percés d’une unique fenêtre n’ouvrant que sur un nouveau mur et d’une porte qui, pour lui demeurer invisible, doit bel et bien exister puisque des “visiteurs” vont la franchir…...

Solexman a écrit :
Par contre en cherchant je viens de voir qu'il est épuisé pour le moment. Et d'occase il est à 59 euros sur Amazon.![]()
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