strummer a écrit :Elle a de bons morceaux Patty Smith, dancing barefoot est un de mes morceaux préférés sur l'album Waves, parle t elle de son guitariste de mari des MC5 ?

strummer a écrit :Les misérables, Victor Hugo
strummer a écrit :Les misérables, Victor Hugo
Y a quelqu’un qui m'a dit que Victor Hugo était un fils de pute. Soit,tout l'égout sont dans la nature et ce ne sont ni Marius ni Jean Valjean et Thénardier qui me contrediront. Lorsque j'ai commandé ce livre, j'ai reçu par la Poste un paquet que j'ai failli jeter à la poubelle, croyant que l'on m'avait envoyé le bottin de la ville de New-York, il n'en fût rien, le livre accuse 1068 grammes et 1648 pages, vingt Dieux, il va m'en falloir du temps afin de venir à bout de ce pavé avec lequel on dresse des barricades comme ça en plein milieu des rues. Et puis la première page lue, on sait que l'on va passer un moment privilégié et que pépère Hugo est pas le dernier des derniers. Les noms se suivent, avec une impression de déjà-vu, l'intrigue se met en place, on y est bien et puis Hugo se permet des digressions de dingo et nous envoie en plein Waterloo, en plein insurrection parisienne et là je dis Bravo.
Depuis que j'avais lu quelques écrivains russes, j'avais toujours pensé qu'ils étaient au-dessus (tout est relatif) des autres, une fois le roman fleuve d'Hugo je me dis, hé ho, pas si évident que ça.
Il nous peint une fresque énorme et nous signe une vraie fin.
Les personnages sont exceptionnels, tellement humains, intemporels, Thénardier est vraiment un fumier de lapin, au temps de Twitter il serait déjà mort.
Les émotions ne sont pas en reste (je ne dévoilerais rien de l'histoire), la situation des personnages, les interactions entre-eux, le découpage narratif, les cliffhnagers font que ce roman est non seulement grand mais très en avance sur son temps, évidemment avant qu'une fille roule une pelle à son amoureux il peut se passer 150 pages, mais n'est-ce pas mieux que d'apercevoir le bout d'un téton ou d'un pénis au bout de 3 lignes ?
A la lecture de ce livre, je soupçonne Tom Wolfe dans son livre Bloody Miami, d'avoir rendu un hommage appuyé à Hugo, lors d'une scène où un flic sauve un homme grimpé en haut du mât d'un immense bateau, lui seul le sait.
Ce livre au-delà du roman est un formidable plaidoyer sur la place de l'enseignement face à la bêtise, aux misères, presque 150 ans après, il conviendrait de rendre sa lecture obligatoire, histoire de s'apercevoir que les problèmes du XIXème siècle ont encore leurs places au XXIème et que malheureusement Hugo s'est trompé en pensant que les richesses et l'enseignement gommeraient les Misérables.
Il est à noté que Hugo pense que l'oisiveté est un vice et que le travail conduit à la réalisation de ses idéaux. Il donne également une très belle place à l'argot dans la langue française.
Pour résumer, vous aimez les romans d'amour : lisez, vous aimez les fresques historiques : lisez, vous aimez les personnages bien faits : lisez, vous aimez les livres coup de gueule : lisez etc etc
Petit regret sur l'édition que j'ai lue, les citations en latin ne sont pas traduites, dommage.
XWayne a écrit :Waging Heavy Peace, l'autobio de Neil Young.
Ce livre est sacrément déstabilisant, avec les premiers chapitres consacrés à la passion de Neil Young pour les trains électriques, les vieilles voitures (et son projet écolo de berline électrique) et son PureTone / Pono installé en guise d'auto-radio. Mais progressivement, l'oncle Neil évoque différents chapitres de sa vie, suivant l'ordre de sa pensée, tout en revenant régulièrement sur ses obsessions du moment (le mp3, c'est mal). Même si au final le chemin est long pour apprendre quelques infos (chaque album a droit à quelques anecdotes), l'écriture de Neil Young donne l'impression de l'écouter parler, son enthousiasme est palpable et touchant avec ses nombreuses exclamations, l'amour pour ses proches et les souvenirs des amis perdus.
Et alors que la couverture annonce un contenu "hilarant" (merci Rolling Stone), le livre m'a parfois fait sourire, mais j'ai surtout eu l'impression de lire quelqu'un qui fait le bilan de sa vie, cherchant à profiter du temps qu'il lui reste avant de retrouver ses vieilles connaissances de l'autre côté. Les passages mentionnant Pegi Young prennent aussi une autre couleur à présent, donnant un aspect mélancolique / fin d'une époque. En le lisant, j'ai eu l'impression d'entendre comme sur A Letter Home, quand il s'adresse à sa mère: il n'a rien à faire qu'on le prenne pour un vieux fou, il ne met pas de filtre, "be great or be gone".
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