1. L'iPhone éclate : un Aixois reçoit un bout de verre dans l'oeil
Selon le fabricant Apple, cette mésaventure n'est jamais arrivée en France
Romain et sa petite amie Delphine discutaient tranquillement sur la terrasse vendredi soir quand l'iPhone de l'adolescente s'est mis à crépiter.
L'incident s'est produit vendredi soir à Aix-en-Provence dans l'incrédulité la plus totale. Alors que Romain et Delphine, deux adolescents de 18 et 17ans, discutaient tranquillement sur leur terrasse, le téléphone de la jeune fille -un iPhone de type 3G acheté il y a deux mois dans un magasin de matériel hifi de Plan-de-Campagne- s'est mis à crépiter avec insistance.
"Je l'avais dans la main, raconte Delphine, et l'écran a commencé à se fissurer." D'abord surpris, Romain s'empare du téléphone. "Je l'avais à 30 cm de mon visage quand j'ai senti comme un grain de sable dans l'oeil. Ça ne pouvait pas être autre chose qu'un bout de verre." Il se précipite dans la maison où sa mère, médecin nutritionniste de formation, lui donne les premiers soins.
"J'ai tout de suite appelé un ami ophtalmologiste pour lui demander ce que je devais faire", précise Marie-Dominique Kolega. Elle lui nettoie donc l'oeil à l'aide d'un sérum physiologique, fait couler l'oeil à l'aide d'une compresse. Puis Delphine et Romain s'occupent du téléphone, dont l'écran, fendu de toute part, se craquelle de plus en plus. "Nous l'avons entouré de sparadrap. Il rejetait des fragments, pas plus grands qu'un demi-millimètre", évoque l'adolescent.
Aujourd'hui, quelques jours après les faits, l'incident, certes sans gravité, laisse les différents protagonistes perplexes. "Je l'avais chargé la veille. Il n'avait presque plus de batterie. Et je n'ai passé qu'un coup de téléphone le matin", indique Delphine. Les deux jeunes assurent que l'iPhone n'était pas en surchauffe au moment des faits, et qu'il n'est pas tombé non plus.
En recherche d'explications, la mère de Romain appelle le service des relations clientèle d'Apple lundi matin: "La personne qui m'a répondu m'a certifié que ce n'était pas possible, qu'il n'était pas au courant qu'un iPod avait explosé à Liverpool. Il m'a même rétorqué que si je me fondais sur les informations fournies par Google, j'apprendrais aussi que les extraterrestres existent." La conversation tourne court. "J'ai fini par lui raccrocher au nez", poursuit-elle.
Contactée par La Provence, l'assistance technique d'Apple émet un discours moins tranché: "Certains clients nous ont déjà parlé de batteries qui pouvaient chauffer sur les modèles 3GS. La plupart du temps, on remplace le produit. Mais nous n'avons jamais entendu parler d'un iPhone qui ait explosé." La société se retranche derrière la possibilité d'"un cas isolé."
En attendant, Marie-Dominique Kolega envisage de prendre conseil auprès d'un avocat, n'exclut pas la possibilité de porter plainte. "À la base, c'est un produit de bonne qualité (Delphine a acheté le sien 319€, ndlr). Ce n'est pas normal que cela éclate de cette manière", rapporte la jeune fille.
2. Après le cas aixois, un nouvel iPhone implosé à Marseille mercredi 12 août 2009 à 19H13

L'iPhone d'Edouard, 29 ans, aurait implosé en pleine conversation téléphonique.
Après le jeune aixois blessé à l'oeil par l'implosion de son iPhone, la série continue avec un Marseillais à qui il est arrivé la même mésaventure. L'écran de téléphone Apple s'est entièrement fissuré (voir photos 1 et 2) en pleine conversation le 25 juillet dernier. Contrairement à l'Aixois, Edouard, attaché commercial de 29 ans n'a reçu aucun morceau de verre et n'a donc pas été blessé.
C'est en lisant notre article dans La Provence ce matin qu'il a décidé d'avertir notre journal, au vu de la similitude des cas. Il avoue ne pas avoir eu l'idée de le faire avant : "En voyant les photos, j'ai réagi car j'ai jugé bon de montrer que le cas aixois (qui a eu lieu 13 jours après, ndlr) n'était pas isolé".
Après avoir constaté le problème, l'homme explique avoir contacté le service client d'Apple à deux reprises, qui lui aurait demandé s'il n'avait pas été blessé, avant de lui déclarer que son téléphone ne pourrait pas être changé : "Le service après-vente de la firme m'a demandé de leur envoyer une photo. Après diagnostic de leurs ingénieurs, ils m'ont répondu qu'ils ne pourraient le changer car ce genre de casse ne pouvait être dû qu'à un choc", explique Edouard.
Et lorsqu'on lui demande si son iPhone était tombé ou aurait subi un choc pouvant expliquer les fissures, Edouard est formel : "Oui, le téléphone est déjà tombé, il y a quatre mois. Mais je peux vous assurer qu'aucun impact n'était visible sur l'appareil. Le soir où j'ai constaté les fissures, il n'est absolument pas tombé".
Comme Romain, propriétaire de l'iPhone implosé à Aix, le mobile - un modèle 3G mis à disposition de son entreprise pour un usage professionnel - fonctionne toujours. "Seule la fonction permettant de zoomer sur une carte en l'agrandissant à deux doigts est moins bien détectée. A part ça, il marche comme avant", explique Edouard.
S'il indique qu'il ne portera pas plainte, il espère qu'Apple finira par accepter le remplacement de son mobile : "Je suis surpris que la firme ne reconnaisse pas les erreurs qu'elle aurait pu commettre", conclut le Marseillais.
@LAPROVENCE