et ce n'est pas tout Jezus:
Choquée, la Turquie n'accepte pas la décision de la FIFA
RÉACTIONS De retour de Zurich, le président de la Fédération turque de football, Haluk Ulusoy, veut mener une «grande bataille» juridique contre la sanction qui frappe son équipe nationale
La Turquie va lancer une «bataille juridique». Elle veut obtenir une révision de la sanction que lui a infligée la FIFA après les incidents du match Turquie - Suisse du 16 novembre, a déclaré le président de la Fédération turque (TFF).
«Nous allons nous engager dans une bataille juridique», a dit Haluk Ulusoy à l'aéroport d'Istanbul, à son retour de Zurich, où la Turquie a été condamnée mardi à jouer ses six prochains matches officiels à domicile à huis clos, et à verser une amende de 200 000 francs. «Nous allons mener une grande bataille au plus haut niveau (...), ce sera long et difficile», a-t-il dit.
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Entre colère, indignation et autocritique
PRESSE TURQUE
La presse turque a dénoncé comme «beaucoup trop sévère» la sanction infligée par la FIFA à la Turquie à la suite des incidents qui ont marqué le match éliminatoire du Mondial 2006 Turquie - Suisse le 16 novembre dernier à Istanbul.
«Pendez-nous tant que vous y êtes», titrait le journal à gros tirage Hürriyet, qualifiant la sanction d'«inhumaine». «La FIFA a carrément dit à la Turquie: «Nous ne voulons pas de vous», écrit le quotidien.
«Cela s'appelle expulsion», relevait le journal populaire Sabah, estimant que la sanction, jugée sévère, revient en fait à exclure le onze turcs des éliminatoires de l'Euro 2008.
Contrairement à l'ensemble de la presse, le journal Vatan estime que cette sanction constitue une bonne occasion pour remettre de l'ordre dans le football turc, éclaboussé par des scandales impliquant notamment la mafia, et de faire une autocritique sur les incidents du 16 novembre. «Nous, les Turcs, n'aimons pas faire d'autocritique, mais nous ne pouvons y échapper aujourd'hui», relève un chroniqueur sportif.