par Mookie Blaylock » Ven Avr 28, 2006 9:28 pm
Voici le texte de l'article:
Le grand retour de Pearl Jam
Le groupe emblématique de Seattle, l’un des rares survivants du grunge, publie son huitième album
PAS DE BRIQUETS.La nouvelle technologie a infiltré les concerts de rock, où les fans tiennent leur téléphone portable haut pour faire écouter à leurs amis à l’autre bout de fil leur titre préféré de Pearl Jam. C’était jeudi dernier à l’Astoria de Londres, où le quintet mythique, la quarantaine bien entamée, de la scène grunge de Seattle ajoué pendant deux heures d’anciens titres et quelques morceaux de leur excellent nouvel album éponyme, un disque rock pure souche.L’audience, qui comprenai tRobert Plant, était subjuguée par la présence du leader Eddie Vedder qui, entre deux gorgées de vin rouge, a donné quelques leçons de ce qui est une rock star, une vraie. Le bassiste Jeff Ament et le batteur Matt Cameron, ex-Soundgarden, en disent plus.
Metro: Qu’est-ce que buvait Eddie sur scène ?
Jeff : Il a développé un goût pour le bon vin. Il n’achète plus des bouteillesà six dollars
Vous avez dit que cet album était différent des autres car vous y avez tous contribué. Mike McCready a même écrit le titre “Inside Job”.
Matt : Je ne sais pas pourquoi, mais cette fois,nos collaborations ont porté leurs fruits de manière plus efficace.
Personnellement, je me sentais plus à l’aise quand je présentais mes idées.
Jeff : Nous avons passé pas mal de temps cloîtrés ensemble dans une pièce. On a travaillé chaque chanson sous chaque angle imaginable. On a même devancé Eddie pendant qu’il était malade. Il est revenu au bout d’une semaine et on avait écrit 25 titres !
Vous étiez inspirés !
Jeff : C’était juste le fait d’être tous ensemble. On adore jouer ensemble.
Je l’ai remarqué à l’Astoria. C’est cool de voir un groupe qui aime ce qu’il fait au lieu de remplir une obligation contractuelle !Vous travaillez chacun sur plein d’autres projets.
Vous êtes plus inspirés lorsque vous vous retrouvez?
Matt : C’est toujours bien de sortir de sa coquille bien confort, de jouer avec d’autres musiciens.
Pourquoi un album sans titre ?
Matt : On a ramé pour trouver un titre, mais sans titre, ça en dit encore plus.En plus, on n’a jamais eu un album éponyme !
Jeff : Côté paroles et son, cet album est assez dense, donc impossible de trouver un mot qui l’englobe.
Ça peut être risqué, vu le contenu politique dans les paroles.
Le monde de l’après 11 Septembre vous inspire toujours autant, on dirait.
Jeff : Cela a un impactsur tout, que ce soit la façon dont on est représenté entant que pays ou la manière dont les taxes sont utilisés pour financer la guerre. Le 11Septembre était une opportunité incroyable pour l’Amérique.Tous les pays ont voulu nous aider mais le Président Bush a claqué les portes.
Matt : Je pense que ça va être la plus grosse erreur politique dans l’histoire. Bush, c’est le fils à papariche qui n’a rien foutu à la fac et s’amuse maintenant à acheter son pouvoir.
Ce qui me fascine c’est l’impact de Pearl Jam, qu in’a jamais été très radio ni promo.
Jeff : J’ai grandi dans le Montana où il y avait très peu de concerts et un seul magazine rock. Tout ce qu’on avait, c’était la pochette du disque. On mettait le casque et l’on regardait la pochette ! On a lar éputation d’être contre tout ce qui populaire, et c’est en partie vrai. Mais cela ne veut pas forcément dire qu’on est des rebelles.
Vous étiez l’un des groupes phare du mouvement grunge, avec Nirvana et Soundgarden. Quels souvenirs avez-vous de cette époque ?
Jeff : PJ et Soundgarden ont un peu ouvert la route à Nirvana. Soundgarden a faitl es premiers disques sub-pop et commence à exporter en dehors de Seattle. Mais je me rappelle avoir vu Nirvana jouer peu après que Dave Grohl eut rejoint le groupe.C’était quelque chose ! Il y avait cette énergie frénétique.
TALIA SOGHOMONIAN À LONDRES